LA LÉGENDE DE LA BÊTE DES VOSGES

Publié le 6 Novembre 2016

LA LÉGENDE DE LA BÊTE DES VOSGES

Après notre article sur la bête du Gévaudan, nous allons maintenant prendre la direction de la Lorraine, dans les Vosges plus précisément, où une autre bête féroce a sévi, entre 1977 et 1978.
 
Contrairement à son congénère, la bête des Vosges n'a jamais tué aucun homme, se contentant du bétail.
 
Cette dernière aurait tué pas moins d'une centaine de moutons, mais aussi des vaches, ainsi qu'un taureau et un poulain. Tous sont morts de la même manière, égorgés dans un périmètre se trouvant entre Châtel-sur-Moselle, Rambervillers et La Bresse.
 
De nombreuses battues ont été effectuées dans la région afin de capturer l'animal, sans succès. L'affaire deviendra par la suite très médiatisée. 
 
C'est pendant la nuit du 27 au 28 février 1977 que la bête fut aperçue pour la première fois, à Domèvre-sur-Durbion, où sept moutons ont été retrouvés morts. Rien d'exceptionnel jusqu'à maintenant, étant donné qu'il arrivait parfois que des chiens errants soient responsables d'un acte similaire.
 
Cependant, un mois après cet événement, le 30 mars, un troupeau de bœufs fut mystérieusement attaqué près de Morinville. Le lendemain, une villageoise déclara avoir été témoin de la mort d'une biche, attaquée par une créature étrange.
 
D'autres troupeaux seront décimés, notamment dans les environs d'Hadigny-les-Verrière, où 34 brebis ont été tuées.
 
Contrairement à la bête du Gévaudan, qui a sévi entre 1764 et 1767, la bête des Vosges, elle, a pu être photographiée, car l'époque le permettait.
En effet, trois clichés ont été pris, montrant un animal de type canidé, une famille de mammifères carnassiers comme les loups, les chiens, ou encore les renards. Certains ont même envisagé qu'il pourrait s'agir d'un dingo qui se serait échappé d'un zoo, ou encore du croisement entre un chien et un loup.

Photographie de la bête des Vosges

Photographie de la bête des Vosges

La théorie la plus évoquée et la plus rationnelle est qu'il s'agirait en réalité d'un chien dressé par un éleveur de la région, voulant se venger de « vieille rancunes ». Il est également dit que l'animal serait lâché dans les champs, la nuit, afin de décimer les troupeaux, avant d'être récupéré au petit matin, avec l'aide d'un véhicule.
 
Plus tard, un nom va venir se mêler à toutes ces suspicions, celui de Manfred Reinartz, un industriel allemand, propriétaire du château d'Hadigny-les-Verrières. 
 
Ce dernier aurait été officier durant la Seconde Guerre mondiale, et aurait dressé des molosses à tuer, comme le raconte Le Nouvel Observateur : « L’Allemand du grand domaine, dont le manoir est plein de trophées d’éléphants, de grizzlis, de buffles massacrés aux quatre coins du monde, monte chaque nuit la garde, avec son fusil à lunettes, en haut des miradors qu’il a dressés dans la forêt ». 
 
Victime d'un véritable lynchage médiatique, Reinartz ira jusqu'au tribunal pour se défendre. Peu après cela, la bête disparût subitement, sans que personne ne puisse l'identifier. Le mystère reste donc entier... 
 
En 2009, l'histoire a également fait l'objet d'un film s'intitulant « La Bête des Vosges : autopsie d'une rumeur », réalisé par Robin Hunzinger.
 
En voici un extrait.

Rédigé par Paco Savannah

Publié dans #Légendes

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